Le 11 juin 2019, je relayais deux chiffres sur la prise de parole des dirigeants sur les réseaux sociaux : 51 % des internautes auraient déjà été positivement influencés par la parole d’un dirigeant, et près de 30 % des utilisateurs de Twitter suivraient des comptes personnels de dirigeants.
Ces données, reprises dans ma publication de l’époque, m’intéressaient pour une raison précise : elles plaçaient la voix des dirigeants dans la relation entre une organisation et ses publics. Elles ne suffisaient pas pour autant à confondre visibilité et influence.
#LeaderAdvocacy 51% des internautes ont déjà été positivement influencés par la #PriseDeParole d’un #dirigeant sur un réseau social et près de 30% des utilisateurs de Twitter sont abonnés à des comptes personnels de dirigeants. #PersonalBranding #Leader
— Fadhila BRAHIMI (@FBrahimi) 11 juin 2019 : consulter ma publication sur X
Les dirigeants ne s’expriment plus seulement au nom d’une fonction
La prise de parole personnelle d’un dirigeant offre un accès différent à sa manière de voir les choses. Elle peut éclairer une décision, donner des repères sur son organisation ou faire connaître son expertise. Le public ne lit plus uniquement une communication institutionnelle : il découvre une voix identifiée.
C’est l’un des enjeux du Leader Advocacy. La visibilité d’un dirigeant peut contribuer à rendre son organisation plus lisible, mais sa parole engage aussi sa réputation propre. Le Personal Branding et la représentation de l’entreprise peuvent ainsi se rejoindre, sans devenir interchangeables.
Être suivi n’est pas la même chose qu’influencer
Les deux chiffres que je citais ne mesuraient pas la même chose. Suivre le compte d’un dirigeant décrit une pratique d’abonnement. Déclarer avoir été positivement influencé par une prise de parole renvoie à un effet perçu. Ces indicateurs ne permettent pas, à eux seuls, de conclure qu’une audience importante produit mécaniquement de la confiance.
La distinction est essentielle : un dirigeant peut attirer l’attention sans susciter l’adhésion, comme il peut marquer durablement un public restreint par une intervention utile et crédible. L’influence ne se résume pas au nombre de personnes exposées à un message.
Ce que ces chiffres disaient en 2019
En partageant ces données le 11 juin 2019, je participais déjà à une réflexion sur le rôle de la prise de parole des dirigeants dans l’espace numérique. Ce sont des chiffres historiques rapportés dans ma publication, et non des statistiques à reprendre comme si elles décrivaient la situation actuelle. Le lien que je diffusais alors renvoyait à une chronique de Harvard Business Review France ; je n’en tire ici aucune méthodologie ni conclusion supplémentaire qui ne figure pas dans les éléments conservés.
Pour un dirigeant, être visible n’est qu’une possibilité. Ce qui importe est la manière dont sa parole peut être reçue, discutée et jugée crédible.