Le 12 septembre 2018, je relayais une réflexion sur l’image des dirigeants : fallait-il en finir avec la figure rigide et distante du chef ? L’article que je partageais évoquait des attentes qui ne se limitaient pas aux résultats de l’entreprise. Il était aussi question d’environnement, de sujets sociétaux, d’engagement associatif et de sport.
Une formule avait particulièrement retenu mon attention : celle de leaders « justes, capables de faire rêver et dont on est fier ». Elle posait une question plus large que la simple présence sur les réseaux sociaux : qu’attend-on de la personne qui incarne une organisation ?
Fin de l’image trop rigide et distante du #Dirigeant ? Ils sont davantage attendus sur des sujets fédérateurs comme l’environnement, le sociétal, l’associatif ou le sportif. « Des #leaders justes, capables de faire rêver et dont on est fier »
— Fadhila BRAHIMI (@FBrahimi) Voir ma publication du 12 septembre 2018 sur X
Une autre attente à l’égard des dirigeants
La visibilité d’un dirigeant ne se réduit pas à la présentation de sa fonction. Lorsque les publics s’intéressent à ses engagements et à son rapport aux autres, ils cherchent aussi à comprendre la personne derrière le titre. Les sujets environnementaux, sociétaux, associatifs ou sportifs peuvent alors faire apparaître des convictions et une manière d’exercer ses responsabilités.
Dans cette perspective, la question de l’image ne se résout pas par quelques publications de plus. Elle renvoie à la cohérence entre ce qu’un dirigeant donne à voir et sa façon d’agir.
Être juste, inspirer, susciter la fierté
Les mots que je relayais en 2018 associaient la justice, la capacité à inspirer et la fierté. Ils rappelaient qu’un dirigeant peut être attendu sur autre chose que son aptitude à annoncer des objectifs ou à commenter les performances de son organisation.
Cette attente comporte aussi une exigence : prendre la parole sur des sujets fédérateurs ne suffit pas à faire d’une personne un leader juste. Les paroles gagnent leur portée lorsqu’elles rencontrent les comportements et les décisions.
L’image moins distante du dirigeant ne se décrète pas. Elle se construit dans la façon dont il exerce sa responsabilité et entre en relation avec les autres.